Les coudées franches
Quand s'ouvrent les yeux dans le blanc du matin
Quand on pénètre dans un bois
en quittant le chemin qui le borde
Quand on naît le dernier, l'inattendu
Quand on est la dernière, la matriarche
Quand on ne sait pas encore lire
Quand on n'a plus besoin de compter
Quand est aimé des siens
Quand on aime un inconnu
Quand on se souvient pour ne pas se tromper
Quand on oublie ce qui ne s'est su éviter
Quand on peut rire jusqu'aux larmes
Quand on veut rire d'avoir pleuré
Quand on est la dernière, la matriarche
Quand on ne sait pas encore lire
Quand on n'a plus besoin de compter
Quand est aimé des siens
Quand on aime un inconnu
Quand on se souvient pour ne pas se tromper
Quand on oublie ce qui ne s'est su éviter
Quand on peut rire jusqu'aux larmes
Quand on veut rire d'avoir pleuré
Quand on sort d'une forêt
en retrouvant le chemin qui la longe
Quand se closent les paupières dans le noir de la nuit.
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![Les coudées franches [ source photographique : La Repubblica ]](https://idata.over-blog.com/0/04/35/38/plongee.jpg)