Purin d'ortie : lettre type aux parlementaires

Publié le par LChe


Sculptures humaines sur la plage à Sydney [ source : www.repubblica.it ]
[ tam-tam freemen ]


Si vous souhaitez demander la modification de la loi d'orientation agricole du 5 janvier 2006 pour que l'utilisation, la détention, la recommandation (assortie des précautions d'usage et des conditions d'emploi puisque l'objectif officiel de cet article est la protection du consommateur) des produits phytosanitaires de fabrication maison soit de nouveau autorisée, vous pouvez télécharger et compléter cette lettre, disponible ici (au format Word).

La liste des députés, sénateurs, ministre, etc à qui vous pouvez envoyer cette lettre est disponible ici.


NOTA BENE  Afin de comptabiliser les lettres envoyées, il est important de les mettre en copie à l'adresse "lettre@purindortie.fr"



En ces temps de précampagne présidentielle, on peut espérer qu'ils y soient particulièrement sensibles ! Si vous aussi vous trouvez les conséquences de cette loi disproportionnées et absurdes, envoyez et diffusez ! En effet, une première lettre va dans un panier "divers", une seconde, rappelle la première, à la troisième, on ouvre le dossier, à la dixième, elle finira peut-être sur la table de travail !

Cette lettre rappelle l'article de loi en question puis continue ainsi :

"Cette loi interdit donc formellement la détention, l'utilisation et la recommandation de produits phytosanitaires de fabrication maison. La détention et l'utilisation sont aujourd'hui passible de 3 mois de prison et 30 000 euros d'amende, leur recommandation, de 2 ans de prison et 75 000 euros d'amende.

Je suis conscient que ces produits contiennent des substances actives et que leur recette doit être publiée avec les précautions d'emploi et les conditions d'usage mais je m'oppose formellement à aux interdictions susmentionnées pour plusieurs raisons :
  • élaborés à partir de substances naturelles, ces produits ne sont pas rémanents dans l'environnement. Chaque substance naturelle dispose en effet de son dégradateur naturel. A l'heure où selon la dernière étude de l'IFEN (Institut Français de l'environnement), 96 % des eaux de surfaces contrôlées et 61 % des eaux souterraines sont contaminés par les pesticides, on ne peut interdire, voire même seulement limiter l'usage des produits phytosanitaires naturels.
  • Ces recettes sont le résultat d'une transmission et d'un enrichissement de savoirs et savoir-faire culturels et ancestraux. Elles sont un patrimoine commun, qui ne saurait être privatisé au bénéfice de quelques-uns disposant des moyens financiers pour obtenir l'autorisation de leur mise en marché.

Parce que je souhaite pouvoir utiliser librement ces recettes, fabriquer ces produits transmis par la communauté et pouvoir continuer à les transmettre à mes enfants et petits enfants, selon les précautions d'emploi et d'usage, je vous demande instamment de demander une révision de cette loi afin que :

  • ces recettes et leur usage, accompagnées des précautions d'emploi et conditions d'usage, soient de nouveau publiables et diffusables quelque soit le support (livre, émission de radio ou article de presse ou Internet, transmission orale, organisme de formation, etc.)
  • ces produits fabriqués artisanalement soient de nouveau utilisables, selon les précautions d'emploi et conditions d'usage et que leur détention soit autorisée.

Assuré que vous serez sensible à ma demande,
etc."


source : Isabelle, eco-echos


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Aux orties !
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Publié dans L'avis en direct

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