L'air abattu des heureux élus
Tu croyais qu'une fois passées les deux épreuves écrites qui avaient écrémé les milliers de candidats en centaines d'ayant droits aux oraux, puis une fois retenu parmi les dizaines d'élus à l'admission à l'issue des deux épreuves orales pour ces dixièmes-là, tu croyais qu'une fois que tu aurais vu ton nom inscrit comme ce centième qui a réussi LE concours, tu croyais que la suite serait une sinécure ?
Alors frémis, maintenant admis, tu n'as pas à exprimer ta préférence, tu seras choisi parce que tu es un homme ou parce que tu parles italien, tes sources n'officieront plus qu'officieusement et, surtout, aie à l'esprit que tu perdras le bénéfice de l'admission en cas de refus de LA proposition d'emploi qu'on te fera...
La peur est un art, un art d'Etat.
Les concours, citoyens, sont un parcours du combattant.
C'est pour ça qu'ils ont l'air abattu, les heureux élus ?