Pertes et profits, du discours d'easyJet

Publié le par LChe

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Madame, Monsieur,


Mercredi 26 octobre dernier, mon fils de 5 ans et moi avons voyagé de MYSTèRE ;-) à Paris avec votre compagnie.

A Orly, notre seul et unique bagage n'est pas arrivé.


La déclaration de la perte de notre sac de voyage ne nous a valu aucun réconfort ni aucune aide. Les différents interlocuteurs faisant partie de sociétés externes et donc indépendantes d'easyJet, aucun ne s'est engagé ni n'a assumé une faute qui naturellement vous est attribuée.


Notre sac nous a finalement été remis le surlendemain, soit 42 heures après notre arrivée.


Il semblerait que votre compagnie prenne en charge 37 euros par jour et par sac. Rien n'est certain, il faut des justificatifs, il faut avancer l'argent, il faut vous écrire en Angleterre...


En voyage, sans votre unique sac d'affaires et sans information objective vous permettant d'espérer, vous imaginez comment un père et son enfant de 5 ans peuvent passer 42 heures dont 2 nuits à Paris avec les seuls habits qu'ils ont sur eux ?

Moi, je ne l'imagine pas : je l'ai fait avec mon fils.


Je suis profondément déçu par les conditions de ce voyage.
Mon gamin auquel je voulais présenter sa capitale aussi certainement.

Vous devez mieux faire.

Vous remerciant pour la bonne lecture et le bon traitement que vous saurez réserver à ce courrier,

»




Come on, let's fly !
  (*)

Voici la réponse d'easyJet, telle quelle :


La réponse d'easyJet [ cliquer sur l'image pour l'agrandir ]
cliquer ici pour lire la réponse d'easyjet



Par Babel Fish !  (**)
easyJet ne dessert pas le Pérou.




(*) voir Pertes et profits du discours
in La migraineuse et le dépressif

(**) voir également Franglais délit

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Publié dans L'offre et l'emploi

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E
Pas d'accord, le surbooking existe aussi pour les riches. C'est bien d'avoir de l'argent mais si la recherche à outrance du profit constitue un engrenage vers toujours moins de service et de qualité, tout le monde en pati, y compris les riches !<br /> Malheureusement la recherche du moindre coût touche aussi les produits de luxe. C'est bien pour cela que les américains viennent en France.<br /> En plus, la perte des valeurs où on ne sait plus qu'est ce qui vaut quoi (un billet d'avion à 2 Euros), non seulement entraînent les salariés vers plus de précarité, moins de reconnaissance sociale et finalement vers la pauvreté, mais aussi entraîne la désacralisation de tout pouvoir et classes aisées ! Nous vivons tous dans le même monde. Personne n'en réchappe.
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E
Je voulais répondre à "Un rien, c'est trop". Encore une occasion d'exprimer mon opinion :<br /> Ca ne sert à rien de payer pas cher. Le prix des choses est juste une question d'échelle. En plus, il est évident que le service, avec un prix aussi modique s'en ressent. C'est carrément impossible d'assurer la qualité avec les compagnies à bas coût.<br /> On pourrait croire que le transport par avion se démocratise..... au risque de nos vies. En fait, les bas coûts seraient plutôt le résultat d'un appauvrissement des populations qui ne peuvent plus se payer de billet au prix fort. En boucle, moins on paye moins on est payé !<br /> Ou quand notre économie se retourne contre nous et nous tire toujours plus bas.
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L
Je partage ton analyse avec une nuance : cette aspiration vers le bas concernant une partie de la population seulement. Une autre en tire avantage. Sans cela, cette possibilité économique n'existerait pas. La pauvreté n'est pas une fatalité. Elle est une conséquence.
S
J'admire le ton Zen de ta lettre !<br /> En puis cette façon de jouer de la corde sensible, c'est beau, on dirais du Dickens !<br /> Si t'arrives pas à leur arracher un penny avec ça, je laisse tomber la littérature anglaise...bon ben sauf Agatha ;O)P
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S
Ça se tente, ça, d'écrire en Angleterre et de leur réclamer des sous. Juste pour voir comment ils vont s'y prendre pour t'expliquer que oui mais non...<br /> Si tu le fais, tiens nous au courant (et bon courage). <br />
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L
NDLR   Cette lettre à précisément été adressée en Angleterre : il n'y a pas de service "Réclamations" en France. D'où leur réponse en franglais.