C'est extra
Mon ami C. vient de passer 4 jours en Sardaigne. Quatre jours d'évasion, une occasion comme il s'en présente rarement. Une robe de cuir comme un fuseau Trois jours de voyage et 28 heures non-stop sur un yacht. Une vingtaine d'invités autour d'une concélébrée russe. Cinq kilos de caviar avalés sur des canapés arrosés de Dom Pé' et de Cristal rosé. Un dee-jay cocaïné spécialement extrait de son Buddha Bar pour l'occasion. Et un feu d'artifice d'une demi-heure en pleine mer. Un moody blues qui chante la nuit 40 000 euros, le feu d'artifice. 70 000 de budget pour la sauterie, hors caviar et champagne. Des cheveux qui tombent comme le soir C. est crevé mais content. Ca collait pile poil avec ses 4 jours de congés. 800 euros pour un extra si peu ordinaire, c'est plus que bon à prendre pour un chef cuisinier. Ces mains qui jouent de l'arc-en-ciel Et la fille fêtée, manifestement blasée. Et dedans comme un matin gris C'est extra Bon anniversaire, petite trentenaire. Sur des paroles de Léo Ferré, C'est extra et de Bénabar, Bon anniversaire
Qu'aurait du chien sans l'faire exprès
Et dedans comme un matelot
Une fille qui tangue un air anglais
C'est extra
Comme un satin de blanc d'marié
Et dans le port de cette nuit
Une fille qui tangue et vient mouiller
C'est extra c'est extra
C'est extra c'est extra
Et d'la musique en bas des reins
Ce jazz qui d'jazze dans le noir
Et ce mal qui nous fait du bien
C'est extra
Sur la guitare de la vie
Et puis ces cris qui montent au ciel
Comme une cigarette qui brille
Une fille qui tangue et qui se tait
C'est extra
Les moody blues qui s'en balancent
Cet ampli qui n'veut plus rien dire
Et dans la musique du silence
Une fille qui tangue et vient mourir
C'est extra
C'est extra
C'est extra