Blues blanc rouge
La France a voté fort.
Le lendemain, sur la principale radio publique, durant les vingts minutes du journal radiophonique du soir, on n'a accordé aucune considération extérieure au coup de tonnerre du référendum.
Pas une interview d'un voisin européen, pas un sujet sur les réactions et premières conséquences de notre refus à la proposition de traité... rien.
Mais en long, en large, en travers, la démission d'un premier ministre et l'excitation pour son suivant.
En réponse à la frilosité française face une Europe dont la majorité des membres a déjà approuvé la future constitution, une seule voix s'entend le lendemain, celle qui raconte notre politique intérieure ?
Montée du drapeau.
Blues, blanc, rouge.
Ouvrez le ban.