Je kiffe donc je tweete
A l'issue d'un stage commando durant ce week-end, je palpe à présent ce qui jusqu'alors n'était que suppositions et conjectures concernant l'infini tel que vanté par la technologie mobile : widget, twitter, ipod et podcast, iTunes et consorts. Tout cela via l'iphone et grâce à une réelle démocratisation des prix (si, si). J'attends néanmoins fébrilement la prochaine facture car dans ce jeune univers, on se sent comme John F. Kennedy à Berlin le 26 juin 1963. Sauf qu'on est en 2009 et qu'il s'agirait plutôt de déclamer tout seul à voix haute : "I am a customer".
Le monde n'avait plus le temps d'attendre que nous envahissions ses galeries marchandes. Avec le tout-mobile, elles viennent à nous. Sous nos yeux et entre nos mains. Le gratuit est prétexte à attirer l'attention car le mieux n'est jamais loin, mais payant. Il faut d'ailleurs montrer carte blanche pour entrer dans le temps de l'immatériel à l'i-mode.
C'est à la fois fascinant (de possibilités et donc de promesses) et désespérant de non-dits pécuniaires. Sur l'écran tactile, le compulsif est flatté dans le sens du regard. Il suffit en revanche de cocher une cache pour qu'un contrat qu'on n'a pas lu s'associe à notre itinéraire sur le net -une obsession légitime qui cependant ouvre tant de pistes pour un avenir toujours plus confortable.
Mais pour quoi faire, interrogera-t-on en pointant goguenard l'appli Ovulation calendar (ou Anti-moustique) ?
Je n'ai évidemment pas de réponse ferme après seulement quelques heures de découvertes et surprises. Mais voir la nuit sur la Terre, au creux de sa main, puis tourner lentement le globe, d'un doigt menant de chez soi aux antipodes, jouer avec mon fils au labyrinthe à billes, lui expliquer ce dont beaucoup parlent -mais autant en connaissance de cause ?- et voir dans ses yeux le reflet des miens lorsque la micro informatique surgit dans nos campagnes, être bluffé en rafale (il faut avoir côtoyé le Minitel pour mieux comprendre), hésiter entre ce qu'on préfère et ignore encore, avoir la musique (chansons, radios, émissions), le texte (sources, dico, livres, blogs) et l'image (photos, news, sport, culture) en direct d'un besoin qui à l'instar du surf n'attend qu'un motif pour ne plus vous lâcher... tout cela fait pencher la balance en faveur de la reconnaissance d'un progrès réel.
A chacun de lui donner la direction qu'il souhaite.
Dit autrement : c'en est bien fini des désirs citoyens.
L'individu est mort ?
Vive l'individu !
Ah, au fait, j'allais oublier... La philosophie, c'est bien beau, le consumérisme, c'est bien salaud, ok, ok... Mais je viens de découvrir TBuzz, "un bookmarklet (petit onglet de fonction que l’on ajoute dans la barre d’outils de son navigateur d’un simple glisser-déposer) génial qui permet de tweeter une page web d’un simple clic. Il suffit pour cela d’installer TBUZZ, puis, quand vous êtes sur une page que vous souhaitez diffuser sur Twitter, de cliquer sur TBUZZ. Une fenêtre s’ouvre, dans laquelle le lien est déjà présent et raccourci. Vous pouvez, comme dans n’importe-quel client Twitter ajouter du texte (avec décompte des caractères) et hop, clic, crac, c’est parti. Mais TBUZZ offre également deux autres fonctions particulièrement pratiques et astucieuses : l’affichage des tweets déjà publiés au sujet de la page que vous vous apprêtez à tweeter, et la possibilité de saisir juste un extrait de texte sur ladite page, que TBUZZ se charge de mettre entre guillemets comme une citation." (source)
Voilà qui est bigrement commode pour partager-sans-asperger par mail ou billet.
A condition d'être relié-e au fil de l'oiseau, c'est-à-dire être un-e follower de mes tweets :-)
Le monde n'avait plus le temps d'attendre que nous envahissions ses galeries marchandes. Avec le tout-mobile, elles viennent à nous. Sous nos yeux et entre nos mains. Le gratuit est prétexte à attirer l'attention car le mieux n'est jamais loin, mais payant. Il faut d'ailleurs montrer carte blanche pour entrer dans le temps de l'immatériel à l'i-mode.
C'est à la fois fascinant (de possibilités et donc de promesses) et désespérant de non-dits pécuniaires. Sur l'écran tactile, le compulsif est flatté dans le sens du regard. Il suffit en revanche de cocher une cache pour qu'un contrat qu'on n'a pas lu s'associe à notre itinéraire sur le net -une obsession légitime qui cependant ouvre tant de pistes pour un avenir toujours plus confortable.
Mais pour quoi faire, interrogera-t-on en pointant goguenard l'appli Ovulation calendar (ou Anti-moustique) ?
Je n'ai évidemment pas de réponse ferme après seulement quelques heures de découvertes et surprises. Mais voir la nuit sur la Terre, au creux de sa main, puis tourner lentement le globe, d'un doigt menant de chez soi aux antipodes, jouer avec mon fils au labyrinthe à billes, lui expliquer ce dont beaucoup parlent -mais autant en connaissance de cause ?- et voir dans ses yeux le reflet des miens lorsque la micro informatique surgit dans nos campagnes, être bluffé en rafale (il faut avoir côtoyé le Minitel pour mieux comprendre), hésiter entre ce qu'on préfère et ignore encore, avoir la musique (chansons, radios, émissions), le texte (sources, dico, livres, blogs) et l'image (photos, news, sport, culture) en direct d'un besoin qui à l'instar du surf n'attend qu'un motif pour ne plus vous lâcher... tout cela fait pencher la balance en faveur de la reconnaissance d'un progrès réel.
A chacun de lui donner la direction qu'il souhaite.
Dit autrement : c'en est bien fini des désirs citoyens.
L'individu est mort ?
Vive l'individu !
Ah, au fait, j'allais oublier... La philosophie, c'est bien beau, le consumérisme, c'est bien salaud, ok, ok... Mais je viens de découvrir TBuzz, "un bookmarklet (petit onglet de fonction que l’on ajoute dans la barre d’outils de son navigateur d’un simple glisser-déposer) génial qui permet de tweeter une page web d’un simple clic. Il suffit pour cela d’installer TBUZZ, puis, quand vous êtes sur une page que vous souhaitez diffuser sur Twitter, de cliquer sur TBUZZ. Une fenêtre s’ouvre, dans laquelle le lien est déjà présent et raccourci. Vous pouvez, comme dans n’importe-quel client Twitter ajouter du texte (avec décompte des caractères) et hop, clic, crac, c’est parti. Mais TBUZZ offre également deux autres fonctions particulièrement pratiques et astucieuses : l’affichage des tweets déjà publiés au sujet de la page que vous vous apprêtez à tweeter, et la possibilité de saisir juste un extrait de texte sur ladite page, que TBUZZ se charge de mettre entre guillemets comme une citation." (source)
Voilà qui est bigrement commode pour partager-sans-asperger par mail ou billet.
A condition d'être relié-e au fil de l'oiseau, c'est-à-dire être un-e follower de mes tweets :-)
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