Barbie et le syndrôme de Tourette
Barbie est figée à l'image. Cliquer sur elle fige.
D'abord, rien. Elle parle en anglais. Au premier imprévu, on devine la potacherie. On n'en rit plus et l'on va tourner la tête. Au second imprévu, on regrette d'avoir eu l'attention attirée. On s'ennuie (si vite sur le web). On va partir quand elle nous capte l'ouïe. On regarde, médusé. Peut-être par réflexe pudique, on détourne le regard (vers le coin de l'image quand on est internaute). Et l'on voit à côté de Barbie (en toutes lettres) deux mots en jaune.
Tandis que ça crie et bouge à l'écran, il faut quelques instants pour traduire puis retrouver le sens de ces mots en français.
On se souvient.
On comprend.
Et l'on se fige.
Dégourdi à nouveau, je pense à ceux qui sont atteints par le syndrôme Gilles de La Tourette. Je me souviens des mots de quelques-uns de ces maudits qui vivent en permanence un cauchemar -sauf la nuit. Leurs tics n'ont pas d'éthique (voir le syndrôme et ses troubles).
Alors qu'ils peinent à vivre en société, ils sont en plus mécompris. Leur maladie reste confidentielle. Leurs maux sont cachés. Aucun des médicaments connus à l'heure actuelle n'élimine entièrement les symptômes.
Barbie, toujours en poupe, propose une nouvelle thérapie... à l'attention de ceux qui ont rencontré sans comprendre ceux qui en souffrent.
Pour en savoir plus sérieusement : Association Française du Syndrôme Gilles de La Tourette
