My own clearstream
Mon propre jet clair serait une bonne traduction.
Mon propre jet clair, ce sont les gros titres de mon actualité.
Mon actualité domestique, privée, ce qui est vraiment important dans l'immédiat pour chacun de nous trois qui vivons sous le même toit.
Les infos lourdes tombent sans prévenir, comme dans la fausse vie.
Quand l'une d'elles survient, s'en est fini des Sarkozy et Ségolène (à droite, ce serait "Nicolas et Royal"), oubliée l'immigration qu'ils choisiront bientôt, suspendue l'urgence de la pétition anti-OGM, perdue de vue la Chine qui trace son sillon en Afrique.
Quand l'une d'elles survient, on dirait que l'électricité n'a plus d'importance.
Je veux dire : lors des échanges que suscite mon propre jet clair, internet devient secondaire tout comme le monde qui se trouve en dehors de ce foyer.
Aujourd'hui, le gros morceau, ce sont des révélations sur les poux.
Mon actu n'est pas formaliste : elle peut s'annoncer autour d'une bière ou depuis la salle de bain, étouffée par le souffle du sèche-cheveux. Son récit peut être interrompu par les impromptus : des pâtes parfaitement cuites, un coup de téléphone, le moment précis d'aller se coucher pour un enfant.
L'affaire des poux a bénéficié d'une fenêtre paisible à l'heure de l'apéro.
On trouve sur internet un peigne électronique qui signale la présence des poux et les électrocute sur le champ.
J'avais prévenu, c'est du lourd.
Ce peigne vaut 38 euros. Il est à ce point révolutionnaire qu'on ne le trouve pas dans les pharmacies qui fournissent les shampooings ad hoc à 30 euros environ. Ces mêmes shampooings qui doivent être utilisées deux fois seulement sous peine d'attaquer sérieusement le cuir chevelu des crânes trop tendres.
Très concrètement, voilà une nouvelle qui a vraiment un impact sur le quotidien de dix millions de parents.
Autant de téléspectateurs qui hélas ont un programme collectif qui les détournent de ce savoir primordial.
Comme dans la fausse vie médiatisée, une telle dépêche peut attirer une surécriture, des commentaires, des enquêtes plus approfondies voire un démenti.
Et comme dans la vie télévisée, la séquence s'achève sur un sujet récréatif : aucun Japonais n'aurait de poux.
Leur noir de jais capillaire les protège de pied en cap.
Mon propre jet clair, ce sont les gros titres de mon actualité.
Mon actualité domestique, privée, ce qui est vraiment important dans l'immédiat pour chacun de nous trois qui vivons sous le même toit.
Les infos lourdes tombent sans prévenir, comme dans la fausse vie.
Quand l'une d'elles survient, s'en est fini des Sarkozy et Ségolène (à droite, ce serait "Nicolas et Royal"), oubliée l'immigration qu'ils choisiront bientôt, suspendue l'urgence de la pétition anti-OGM, perdue de vue la Chine qui trace son sillon en Afrique.
Quand l'une d'elles survient, on dirait que l'électricité n'a plus d'importance.
Je veux dire : lors des échanges que suscite mon propre jet clair, internet devient secondaire tout comme le monde qui se trouve en dehors de ce foyer.
Aujourd'hui, le gros morceau, ce sont des révélations sur les poux.
Mon actu n'est pas formaliste : elle peut s'annoncer autour d'une bière ou depuis la salle de bain, étouffée par le souffle du sèche-cheveux. Son récit peut être interrompu par les impromptus : des pâtes parfaitement cuites, un coup de téléphone, le moment précis d'aller se coucher pour un enfant.
L'affaire des poux a bénéficié d'une fenêtre paisible à l'heure de l'apéro.
On trouve sur internet un peigne électronique qui signale la présence des poux et les électrocute sur le champ.
J'avais prévenu, c'est du lourd.
Ce peigne vaut 38 euros. Il est à ce point révolutionnaire qu'on ne le trouve pas dans les pharmacies qui fournissent les shampooings ad hoc à 30 euros environ. Ces mêmes shampooings qui doivent être utilisées deux fois seulement sous peine d'attaquer sérieusement le cuir chevelu des crânes trop tendres.
Très concrètement, voilà une nouvelle qui a vraiment un impact sur le quotidien de dix millions de parents.
Autant de téléspectateurs qui hélas ont un programme collectif qui les détournent de ce savoir primordial.
Comme dans la fausse vie médiatisée, une telle dépêche peut attirer une surécriture, des commentaires, des enquêtes plus approfondies voire un démenti.
Et comme dans la vie télévisée, la séquence s'achève sur un sujet récréatif : aucun Japonais n'aurait de poux.
Leur noir de jais capillaire les protège de pied en cap.
Approfondir
Publicité