Duplicité

Publié le par LChe




The untitled projectce qui n'est pas vuThe untitled project




je crois me souvenir que
c'est ainsi qu'on voit le monde
avant qu'on nous apprenne à lire





The untitled project
en Europe                                                                    en Amérique du Nord

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Publié dans Plus ou moins Net

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P
Je me souviens très bien de certains instants avant d'apprendre à lire. Mes yeux appréhendaient le monde d'un point de vue uniquement esthétique et informatif mais sans considération de ''messages'' publicitaires ou autre. L'information des objets, des choses à leur place. Point barre.Je me dis maintenant que rien n'est plus beau à voir que la nature, libre, sans esclavagisme cérébral, sans dogme culturel, sans formatage intellectuel.Je suis donc un peu de l'avis de docthib, les photos sont à apprécier pour ce qu'elle sont...après c'est vous qui  avez rajouté quelque chose. En un sens, vous avez été créateur d'un mouvement....pour une photo statique, ça apporte un second niveau de ''lecture''...mais cela reste une seconde photo que je trouve moins esthétique que la première.J'apprécie néanmoins tout travail de création... Cordialement
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L
Ce travail n'est pas le mien. Je relaie celui d'un artiste dont on peut apprécier le travail sur le thème évoqué dans ce billet (voir les liens proposés à la fin). L'idée, mon idée en tout cas, c'est que dépouillée des écritures "païennes", la réalité est plus... naturelle :-)<br /> D'ailleurs, le bien fou que procure la nature (ou la campagne), c'est peut-être aussi cette paix que permet la "non-sollicitation" écrite.
L
Le meilleur, c'est ce moment où nous ne savions pas lire, et nous ré-inventions l'histoire sur les images. Je n'ai aucun souvenir de mon enfance avant la lecture, mais je savoure quand le bouchon le faisait ... avant de savoir lire. Parce que l'histoire prend un tout autre tour. Tout dépend aussi du talent du dessinateur.
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L
Je m'en souviens particulièrement en cette période quand je vois mon fiston dévorer les aventures de Topolino. <br /> Il rentre à l'école primaire l'année prochaine  (chute faussement innocente puis rideau sur ce billet)
D
J'aime bien les photos, en tant que telles, je n'avais pas vu qu'il y avait un deuxième niveau de "lecture" (c'est dire !), une sous-couche de sens.Je plussoie Tiphaine (si elle me permet cette familiarité) : je ne me souviens pas non plus du temps où je ne savais pas lire. En revanche, à relire de vieux Asterix ou Tintin, je retrouve des images, des sensations, où je me dis : "tiens, je me souviens que quand j'étais petit, j'avais lu ces images et je n'avais rien compris, ou, encore mieux, j'avais inventé un sens complètement fantasmagorique" (je pense par exemple aux esclaves qui déracinent des arbres en pleine nuit, dans Le domaine des Dieux...)Chr.
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L
J'ai eu la même approche lorsque j'ai découvert ces photos.Je suis content d'avoir pu partager voire passer le relais à l'un de ces petits bijoux qui me font aimer le Net... et de là, aimer ceux qui l'ont offert aux regards curieux... et de là, ré-incarner les auteurs en les imaginant à partir des seules traces qu'ils laissent d'eux sur leur blog.
T
Vraiment, sincèrement, je ne me souviens pas du tout du temps où je ne savais pas lire, ou à peine. J'ai l'impression d'être née un livre à la main et mes premiers souvenirs remontent à des histoires, des histoires de livres. J'imagine que ce n'est pas tout à fait le hasard si je suis devenue prof de français ! Cela dit, on peut regretter ET se souvenir ! Et peut-être même qu'on regrette d'autant plus qu'on s'en souvient !
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L
Les enfants aident à se souvenir... et parfois, à regretter.
T
Comme j'aimerais pouvoir me souvenir de ce temps où on ne m'avait pas appris ni à lire, ni à LE lire !
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L
Merci de laisser une trace de votre passage, Maître Bic ;-)<br /> Pourquoi tant de réserve : je peux regretter de plus être à une époque de ma vie mais rien ne m'empêche de m'en souvenir, de tenter d'y accéder par le jeu de la mémoire.<br /> Vraiment, impossible de se souvenir de cette époque révolue ?