Juan Quichotte
Ca fait douze ans que je l'observe, couché sur mon lit.
Il me surplombe… à mes pieds.
Il me surplombe… à mes pieds.

Ce tableau est une commande.
Je n'en étais pas le destinataire.
C'était la promesse d'un Don Quichotte
revisité par l'artiste.
Je n'en étais pas le destinataire.
C'était la promesse d'un Don Quichotte
revisité par l'artiste.
Une intrigue familiale m'en rendit propriétaire.
Destin équivoque pour cette toile
qui trouvait place chez moi,
le modèle,
comme je le découvris plus tard.
qui trouvait place chez moi,
le modèle,
comme je le découvris plus tard.

De Don Quichotte,
certes,
il y a l'impossible bataille.
Ici
contre les limites du cadre,
contre l'enfermement,
contre mes propres murs.
J'aime ce tableau, il me touche.
Pour tous et moi le premier, c'était plutôt un Don Juan inattendu.
Celui d'avant le cynisme.

Et puis, il y a peu d'années,
j'ai découvert le meneur de cheval,
de Picasso.
Depuis, je ne suis plus aussi certain de moi.
Ni de l'artiste.
j'ai découvert le meneur de cheval,
de Picasso.
Depuis, je ne suis plus aussi certain de moi.
Ni de l'artiste.
Mais parfois, au contraire, je trouve ce Juan Quichotte infiniment génial.
De nouveaux indices si manifestement présents m'apparaissent sur cette représentation d'un passé dont les couleurs perdent leurs teintes.Ainsi ai-je enfin remarqué
la particularité du sexe.
Il n'y en a pas.
Ou plutôt, il me semble : son sexe,
c'est son cheval.
Ce personnage, cette attitude…

L'artiste a-t-elle peint l'universel masculin ?
Profonde mais futile agitation :
je n'en sais plus rien.

L'artiste a-t-elle peint l'universel masculin ?
Profonde mais futile agitation :
je n'en sais plus rien.
Publicité