Baroin de chez nous (et le chikungunya, là-bas)
Le 4 janvier dernier, le ministre de l'Outre-mer était interviewé par Alain Le Gouguec sur France Inter. Le ton est léger. L'entretien débute ainsi : "Chicungunia" ! Ça vous dit quelque chose ? Ça sonne comme un fox-trot exotique mais ça ne se danse pas, et pour cause : c'est une maladie. S'en suit un échange savoureux autour des Dom et des Tom qui ne sont pas des jumeaux abandonnés à leur sort par la France.
Cette interview est à ce point édifiante qu'elle est disponible en ligne.
Sa lecture attentive est vivement (!) conseillée -il suffit de répondre à l'invite du Ministère de l'Outre-Mer, en cliquant sur l'image ci-dessus.
A ne pas manquer
France Inter
La "Chicungunia", parlons-en un peu. La sénatrice communiste réunionnaise, G. Hoarau, souhaite que la maladie soit déclarée cause nationale afin d'obtenir des moyens supplémentaires pour lutter contre le moustique à l'origine du mal. A-t-elle des chances d'être entendue ?
François Baroin
D'abord, je crois qu'il faut remettre le développement du "Chicungunia" dans la réalité de La Réunion. Il y a 6273 cas qui ont été recensés au 31 décembre l'an dernier, et des moyens très importants ont déjà été mis en place, des moyens de surveillance, des moyens d'information et de communication, puisqu'il y a un point hebdomadaire qui est tenu par le préfet sur ce sujet. Nous avons, avec mon collègue de la Santé, diligenté un certain nombre d'enquêtes pour voir son évolution. D'abord, rappeler que c'est une maladie dont on ne meurt pas, que notre préoccupation en termes de santé publique, c'est la transmission de la mère à l'enfant par le virus, car le reste des symptômes sont des symptômes d'une grande grippe qui fait effectivement courber le dos, et qui donne son nom et son appellation. On a développé des sommes relativement importantes -, plus de 300.000 euros - pour notamment accroître les moyens matériels du service. Il y a un travail de collaboration avec les collectivités locales.
La "Chicungunia", parlons-en un peu. La sénatrice communiste réunionnaise, G. Hoarau, souhaite que la maladie soit déclarée cause nationale afin d'obtenir des moyens supplémentaires pour lutter contre le moustique à l'origine du mal. A-t-elle des chances d'être entendue ?
François Baroin
D'abord, je crois qu'il faut remettre le développement du "Chicungunia" dans la réalité de La Réunion. Il y a 6273 cas qui ont été recensés au 31 décembre l'an dernier, et des moyens très importants ont déjà été mis en place, des moyens de surveillance, des moyens d'information et de communication, puisqu'il y a un point hebdomadaire qui est tenu par le préfet sur ce sujet. Nous avons, avec mon collègue de la Santé, diligenté un certain nombre d'enquêtes pour voir son évolution. D'abord, rappeler que c'est une maladie dont on ne meurt pas, que notre préoccupation en termes de santé publique, c'est la transmission de la mère à l'enfant par le virus, car le reste des symptômes sont des symptômes d'une grande grippe qui fait effectivement courber le dos, et qui donne son nom et son appellation. On a développé des sommes relativement importantes -, plus de 300.000 euros - pour notamment accroître les moyens matériels du service. Il y a un travail de collaboration avec les collectivités locales.
Dans la foulée, les amateurs (!) apprécieront deux contrepoints locaux publiés cette semaine sur le Journal de l'Ile, un des deux quotidiens de la Réunion :
Répression sanitaire
Pressions administratives, menaces de sanctions disciplinaires, on a tenté de bâillonner les praticiens hospitaliers, de Saint-Pierre notamment, qui étaient confrontés à des formes graves de Chikungunya (la suite)
Décès d'une femme enceinte de 5 mois
Une femme de 40 ans est brutalement décédée hier matin à son domicile, à la suite d’un arrêt cardio-ventilatoire (la suite)
Pressions administratives, menaces de sanctions disciplinaires, on a tenté de bâillonner les praticiens hospitaliers, de Saint-Pierre notamment, qui étaient confrontés à des formes graves de Chikungunya (la suite)
Décès d'une femme enceinte de 5 mois
Une femme de 40 ans est brutalement décédée hier matin à son domicile, à la suite d’un arrêt cardio-ventilatoire (la suite)
Depuis cette interview de François Baroin, beaucoup de choses ont évolué. L'orthographe du virus, entre autre.
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