Vers une mer plate
(BàR PRESS) Le W4C, l'organisation internationale régulant les règles d'usage d'internet, publie ce jour un communiqué annonçant la très prochaine "interdiction des liens sans autorisation préalable des sites concernés".
Hans Wirefold, qui a pris le 2 janvier dernier la tête de ce consortium largement dominé par les intérêts américains, doit rencontrer demain Milos Pulplin, Haut Commissaire de la UNCI qui regroupe les 102 pays ayant souscrit à la charte de coopération virtuelle mondiale en juillet 2005. Les deux hommes doivent convenir d'une date d'application stricte de cette règle qui bouleversera les comportements sur le réseau des réseaux.
Concrètement, il ne sera plus possible de fournir une adresse sans avoir obtenu l'accord du responsable du site linké. Ce qui n'est pas sans poser de sérieux problèmes d'organisation pour les acteurs du net, qu'il s'agisse des sociétés ou des particuliers. « Scandaleuse appropriation du réseau par les lobbies économiques ! », s'insurge Will Tannenblum, président de U.S.E.R., la puissante association canadienne. « C'est la toile qu'on assassine. Face aux risques encourus, les jeunes la déserteront rapidement. Cette mesure, si elle est adoptée, l'enterre net. », a-t-il poursuivi. Paul Bernardon, Secrétaire général de la C.C.C., la Cyber Chambre Consulaire, au contraire, se félicite : «Il ne sera enfin plus possible pour n'importe qui de salir la réputation de sociétés, anhilant des budgets colossaux de communication par le biais de liens malveillants ou mal nommés. Que les internautes honnêtes se rassurent : les agréments pour le linkage leur seront accordés dans les meilleurs délais.»
On n'imagine mal cependant selon quelles modalités les 8 milliards de pages actuellement recensées par Google vont pouvoir s'accorder à cet oukaze du W4C. Sans compter le milliard d'images et le milliard de messages Usenet.
Quelle autorité sera chargée de veiller à son respect et selon quels moyens ? En France, le Ministre de la Culture et de la Communication, interrogé ce jour, ne souhaite pas faire de commentaire dans l'immédiat. Sous couvert d'anonymat, un haut fonctionnaire a confié que personne au Cabinet n'était au courant de cette affaire.
Hans Wirefold, qui a pris le 2 janvier dernier la tête de ce consortium largement dominé par les intérêts américains, doit rencontrer demain Milos Pulplin, Haut Commissaire de la UNCI qui regroupe les 102 pays ayant souscrit à la charte de coopération virtuelle mondiale en juillet 2005. Les deux hommes doivent convenir d'une date d'application stricte de cette règle qui bouleversera les comportements sur le réseau des réseaux.
Concrètement, il ne sera plus possible de fournir une adresse sans avoir obtenu l'accord du responsable du site linké. Ce qui n'est pas sans poser de sérieux problèmes d'organisation pour les acteurs du net, qu'il s'agisse des sociétés ou des particuliers. « Scandaleuse appropriation du réseau par les lobbies économiques ! », s'insurge Will Tannenblum, président de U.S.E.R., la puissante association canadienne. « C'est la toile qu'on assassine. Face aux risques encourus, les jeunes la déserteront rapidement. Cette mesure, si elle est adoptée, l'enterre net. », a-t-il poursuivi. Paul Bernardon, Secrétaire général de la C.C.C., la Cyber Chambre Consulaire, au contraire, se félicite : «Il ne sera enfin plus possible pour n'importe qui de salir la réputation de sociétés, anhilant des budgets colossaux de communication par le biais de liens malveillants ou mal nommés. Que les internautes honnêtes se rassurent : les agréments pour le linkage leur seront accordés dans les meilleurs délais.»
On n'imagine mal cependant selon quelles modalités les 8 milliards de pages actuellement recensées par Google vont pouvoir s'accorder à cet oukaze du W4C. Sans compter le milliard d'images et le milliard de messages Usenet.
Quelle autorité sera chargée de veiller à son respect et selon quels moyens ? En France, le Ministre de la Culture et de la Communication, interrogé ce jour, ne souhaite pas faire de commentaire dans l'immédiat. Sous couvert d'anonymat, un haut fonctionnaire a confié que personne au Cabinet n'était au courant de cette affaire.
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