Le réseau qui nous tient

Publié le par LChe


 
(BàR PRESS) Le professeur Edward Bengall de l'Université de Stanford fera la Une du prochain numéro de Nature à la suite de la publication de ses travaux de recherche en sociologie appliquée. Précédemment remarqué par la communauté scientifique pour avoir reçu l'an dernier le prix Microsoft Future Century attribué chaque année par la firme de Seattle à un projet visionnaire, ce chercheur suscite aujourd'hui la controverse avec sa modélisation spatiale des relations humaines dont la revue de référence Nature fera un large écho dans son numéro de février, une rupture éditoriale notoire pour une institution traditionnellement soucieuse de préserver l'unité des savants de tous bords auxquels elle s'adresse.

Le professeur d'origine européenne (Ecosse), installé aux Etats-Unis depuis 1999 sur le campus de Stanford, a en effet créé la sensation en présentant son progiciel baptisé Lan's a lot lors de la 7ème conférence Anthromorfia qui s'est tenue à Sydney, Australie, du 3 au 6 janvier 2006. Ce grand raout mêlent sociologues, anthropologues, étiologues, ontologues mais aussi, depuis la précédente édition, des sommités de la technologie de pointe tels, cette année, Niels Barup, nanologue, Andrei Surnikov, suprologue ou encore Betina Mavjak, logilogue.


Anthromorfia 2006 : présentation de "Lan's a lot" (Prof. Edward Bengall)


Lan's a lot est une application intuitive permettant de portraitiser en quelques minutes les caractéristiques sociales d'un individu selon un enchaînement de questions induites par la logique floue.

Après avoir introduit ses coordonnées civiles, l'utilisateur positionne,
littéralement, le sujet étudié en le situant par rapport à l'ensemble des ses relations sociales : des plus évidentes -la famille, les amis, les relations charnelles- aux insoupçonnables voisins, collègues et même aux références culturelles et médiatiques.

Le programme élabore ensuite un espace support de l'individu. Sur la visualisation en 3D calculée, le sujet est au centre d'un repère dont les axes dimensionnels sont fonction du poids évalué de son attraction vitale, elle-même définie par un complexe regroupement des occurrences précisées dans la phase de recueil.

Le repère obtenu offre une vision globale de l'intéressé. Le professeur a d'ores et déjà sérié une trentaine de sociotypes identifiables au seul aspect de l'ensemble. Cette liste n'est ni exhaustive, ni figée, a précisé M. Bengall, avant de décrire ce qu'il appelle la constellation existentielle de l'individu : dans l'espace représenté apparaissent ses énergies sociales sous la forme de sphères dont la taille varie selon leur importance dans le système.

Mais l'idée force de la théorie de Bengall est la suggestion d'un rapport étroit entre l'infiment grand et l'infiniment humain.
Les termes galaxies, systèmes solaire, étoiles et trous noirs sont utilisés pour donner substance aux forces régissant l'univers de l'individu étudié.

La gravité de chaque entité du système participe à l'attraction générale de l'espace véridique. La pesanteur relevée au centre de l'univers définirait le potentiel de futur du sujet. Sous un certain seuil de cette gravité, affirme le chercheur, la suicidarité est dominante pour ce qui est de la conduite prévisible.
Le centre de l'univers n'existe pas sans ce qui l'entoure, s'est exclamé le savant. C'est le réseau qui nous tient !, a-t-il ajouté.

Le tollé provoqué par son affirmation s'est conclu par une désertion massive de ses pairs. Le conférencier a néanmoins poursuivi devant le parterre de journalistes et d'experts de l'industrie restés dans la salle.

"Il n'y a pas une vérité mais des vérités"... Pour la première fois, cet énoncé est palpable : mon modèle permet de saisir toutes les vérités d'un sujet. Par isostatisme, chaque plan défini par le centre-sujet et deux de ses énergies sociales présente une et une seule vérité. Mais il est aussi envisageable d'accéder à cette vérité unique du point de vue des autres plans/vérités possibles et, ce faisant, de comprendre et d'anticiper les conflits impliquant activement le sujet, a expliqué Bengall qui a ensuite annoncé l'aboutissement de ses recherches sur un renversement des valeurs dans nos sociétés, clairement mesurable en intervertissant
proches et célébrités médiatiques, par exemple. A considérer les nouvelles vérités obtenues pour un individu quand on manipule son repère, j'ai pu mesurer à quel point le maillon manquant au progrès définitif est avant tout moral et non plus technique.

Une déclaration qui ne devrait pas rester sans commentaires de la part des responsables politiques, américains et européens en premier lieu, ainsi que de l'Onu.

Pour révolutionnaire qu'elle soit, la modélisation proposée par le biais de Lan's a lot est potentiellement dangereuse pour l'humanité. L'inquiétude des experts réside précisément dans l'utilisation qui sera faite de la théorie de Bengall.

Les investisseurs privés entendent profiter de la mésentente de la communauté scientifique. Décrié par ses confrères, le théoricien pourrait en effet rapidement rejoindre la sphère des affaires. Business Objects a ainsi vu hier son cours augmenter de 5,15% après l'annonce d'une future unité de recherche à Bangalor en Inde, centre dont la direction serait confiée à... Edward Bengall.

Ce dernier n'a pas démenti.




Lire    
la précédente dépêche  de BàR PRESS
Publicité

Publié dans Plus ou moins Net

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
N
Très intéressant comme article !<br /> Seulement, lorsqu'on cherche à en savoir un peu plus sur les noms mentionnées, Google a bien du mal à fournir des résultats<br /> Edward Bengall ou Bangall ne semble pas très connu à Stanford<br /> Niel Barup est introuvable<br /> Se pourrait t-il qu'il s'agisse d'un canular ?<br /> Bravo en tout cas, car j'y ai cru quelques minutes et faites nous encore rêver !
Répondre
S
waouh, ça paraît complètement fou!<br /> j'aimerai bien voir ce que son modèle donne sur lui...<br /> c'est extrêment interessant, même si ça fait froid dans le dos.
Répondre